Cr Iles Mentawai

Cette partie du forum concerne toutes les informations relatives aux formalités, réglementation, trucs et astuces de voyages lors de départ à l'étranger.

Cr Iles Mentawai

Messagepar martial22 » 08 Mai 2012, 16:23

Quelques photos pour commencer, puis le récit, puis une invitation pour le prochain séjour...

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Au pays de la Bintang...

Après avoir organisé des trips chasse sous-marine au Cap Vert, au Mexique et à Madagascar, tous différents les uns des autres, mon choix s'est porté cette année sur l'Indonésie.
Les objectifs de ce séjour : partir en vacances avec une bonne bande de passionnés, réaliser de belles apnées dans des eaux chaudes et limpides, et pourquoi pas, avec un peu de chance, flécher le poisson de sa vie...

Jour 1 : c'est parti !

Mardi 23 octobre 2011, aéroport Roissy Charles de Gaule, dix chasseurs : Jean-Claude, Paul, Erwann, Romain, Patrick, Yann, Michel, Guénaël, Olivier et Martial, se regroupent, et pour certains font connaissance avant de prendre l'avion qui les emmènera à Denpensar (Bali) pour rejoindre le guide du séjour, le fabricant indonésien d'arbalètes en bois André. La galère des enregistrements des bagages hors gabarit va bientôt commencer... Enfin à bord de l'avion après d'âpres discussions pour ne pas payer de suppléments liés à la taille des arbalètes, nous nous regroupons pour lancer un apéro qui restera dans les annales du séjour... Le voyage va s'avérer fatiguant avec ses nombreuses heures de vol et d'attente lors des escales (4 avions à l'aller voire 5 pour ceux qui viennent du sud de la France !).

Jour 2 : Bali

Enfin arrivés à Bali, nous enfilons nos shorts et tongues pour affronter les 38 degrés ambiants !André est bien là, il nous attend avec 3 véhicules pour nous emmener à notre hôtel où nous aurons une journée et une nuit de repos avant de reprendre deux avions vers le bateau qui nous servira de base pour le trip de chasse. Nos premières immersions indonésiennes seront réalisées dans la piscine de l'hôtel après un repas gargantuesque, dans un restaurant au décor somptueux, où chaque assiette aurait pu à elle seule nourrir le groupe (et la bière BINTANG s'avèrera bien moins chère que dans l'avion ce qui ne sera pas pour nous déplaire !). Mais avant : place à la visite attendue de l'atelier d'André où quelques petits bijoux d'arbalètes sont entreposés. Notre hôte nous offre ses t-shirts et c'est parti pour une séance photo qui nous fera bien rigoler... Il semblerait que certains membres du groupe soient hors gabarit vis à vis des normes indonésiennes ! Une courte visite de la ville nous dévoilera ensuite quelques particularités du coin : les multiples statues qui jalonnent la ville, les temples et les offrandes sur chaque trottoir, la nuée de mobylettes, la plage bondée le soir au coucher de soleil, les poissons nettoyeurs de peau, les casques de mobylettes insolites, ...

Jour 3 : Dborah

5h du matin, Yann semble avoir survécu au bizutage : nous lui avions réservé une chambre avec le plus grand ronfleur du groupe...C'est reparti pour deux avions vers Sumatra et le bateau sur lequel nous logerons durant 8 jours de chasse autour des iles Mentawai. Après une longue escale à Jakarta (Java), nous serons accueillis à Padang par Miss et son scooter rose qui nous guidera de l'aéroport au bateau en passant par la case restaurant où nous ferons connaissance avec la cuisine locale, souvenirs pimentés et douloureux pour nos papilles ! Nous voilà enfin devant le navire, le Dborah, un ancien bateau de pêche de 24m spécialement agencé pour des groupes de surfeurs, les iles Mentawai étant mondialement reconnues comme l'un des meilleurs spots pour la pratique de cette passion. Nous sommes accueillis par le propriétaire, Tom, surfeur australien, et les 5 autres membres indonésiens de l'équipage qui s'avèreront très sympathiques. Nous quittons sans plus attendre la rivière quelque peu polluée par de multiples détritus en surface afin de profiter de l'air marin et de boire le verre de bienvenue autour de la gigantesque et conviviale table extérieure, en direction des iles Mentawai, distantes d'une centaine de milles de Padang. Après le briefing du capitaine sur la vie à bord, nous nous mettons ensuite rapidement en action pour le montage des arbalètes en bois et des trains de bouées, afin d'être prêts à en découdre avec les poissons indonésiens dès le lever du soleil. En observant ce déploiement d'artillerie, Yann et son arbalète alu déclare qu'il est désormais persuadé que les monstres marins doivent exister au vu des armes utilisées par les 9 autres chasseurs. Il est environ 22h quand se lève une tempête tropicale. Les éclairs illuminent le ciel. Demain le réveil est prévu à 6h, et si personne ne vomit dans la chambre commune, nous devrions bien dormir avant de réaliser nos rêves...

Jour 4 : première chasse

Au lever du soleil, nous mouillons sur une eau translucide face à 2 superbes ilots verdoyants dignes des films de James Bond (dixit Tom). Certains boivent leur café sur le pont, les yeux rougis par le soleil à moins que ce ne soit à cause des ronflements des équipiers... Les regards brillent face à ce décor empli de promesses halieutiques... Après quelques croissants dans la salle commune tout confort, nous enfilons nos combinaisons et grimpons dans l'annexe principale motorisée par 175 chvx qui nous largue pour une première dérive dans le courant, tandis qu'un petit pneumatique surveille l'autre extrémité du groupe et récupère les binômes qui désirent se replacer. A la mise à l'eau je suis accueilli par un banc de plus de 100 barracudas qui remonte imperturbable le courant. Je n'arme pas mon arbalète à 3 sandows et descend profiter du spectacle au milieu du banc. Nous en tirerons quelques uns par la suite ainsi que le premier Thon à Dents de Chien du séjour. D'autres seront aperçus mais non remontés à bord, le TDC est un poisson qui se mérite ! Nous terminerons cette sortie matinale en explorant l'autre côté des iles où seuls quelques « lippus » (des poissons à grosses lèvres) seront aperçus, mais André nous expliquera lorsqu'il verra le premier fléché que les Indonésiens n'en raffolent pas et qu'il faudra désormais s'abstenir. Le cadre est magnifique, je suis parfaitement décontracté, mes apnées sont longues et l'eau semble relativement poissonneuse, mais la décision est déjà prise de quitter la zone pour commencer un parcours de plus de 500 milles sur 8 jours ! Point crucial : j'ai un binôme qui privilégie la sécurité et nous alternons parfaitement les descentes en se surveillant systématiquement. Après avoir repris des forces lors d'un excellent repas chicken-nouilles et d'une sieste dans les bannettes, nous nous remettons à l'eau au départ d'une plage en quête de grosses carangues. Quelques unes seront vues, ainsi que des requins mais ce sont surtout les énormes perroquets à bosse verts aux écailles d'acier, très méfiants, qui attireront notre attention. Pas un ne sera remonté du séjour malgré les nombreuses rencontres. Les femelles roses et bleues bien plus petites (5-6 kgs), que nous laisseront tranquilles, nageaient quand à elles dans nos palmes complètement indifférentes. C'est en remontant sur l'annexe que Yann et moi allons bénéficier d'un tuyau qui allait nous permettre de flécher les premières grosses carangues ignobilis du séjour. Le barquero qui chasse de temps en temps les petits poissons pour la soupe nous affirme avoir rencontré de belles pièces dans peu d'eau autour d'un ilot. Il nous y emmène et bingo, dès la première descente, Yann flèche un beau spécimen et part en ski nautique derrière son Rob Allen 140 qui finit dans un tunnel. Yann garde le fil de la bouée en main et je tente d'aller la doubler mais le courant dans ce syphon est tellement puissant que je suis contraint de faire demi tour avant même d'avoir progressé d'un seul mètre. La grosse carangue finit par se libérer grâce à sa puissance phénoménale que nous apprendrons à connaître tout au long du séjour (Gwen nous rapportera plus tard qu'au même moment il perdait sa flèche sur une très grosse Igno). Motivés par cette première rencontre, nous contournons chacun de notre côté le caillou et j'ai la chance de ramener la première belle carangue du séjour au terme d'un agachon, caché derrière un gros bloc. La carangue s'est frottée au fond et s'est rapidement trouvée emmêlée dans les coraux. En voyant l'état de mon fil, je déciderais de monter un bas de ligne en câble pour la suite du séjour. Sur fond de pluie et d'éclairs nous rejoignons les autres et constatons que les binômes indisciplinés s'étant dissociés, les barqueros ont l'air plutôt embêtés pour gérer 10 chasseurs dispatchés dans une zone de plusieurs kilomètres. Il ne faudrait pas que l'un de nous rencontre un problème ou tire une grosse bête... Le soir, devant une assiette de thon et dans une très bonne ambiance, chacun refait le monde : on parle de tout, mais surtout... de chasse sous marine ! Un espadon voilier a été aperçu en fin de sortie, de quoi nourrir nos rêves pour les jours à venir. Nous nous couchons alors que la pluie raisonne sur le pont et que le tonnerre gronde au loin.

Jour 5 : jour sans

Le Dborah a navigué toute la nuit et poursuit sa route. Une partie de l'équipe a déjà englouti son petit dèj, pressés qu'ils sont d'aller en découdre avec les monstres marins. Nouvelle ile digne d'un fond d'écran d'ordinateur, l'annexe nous dépose au bord d'une plage paradisiaque. Nous nous laissons dériver vers le tombant mais les poissons ne sont pas au rendez-vous. La seule apnée marquante dévoilera deux petites raies manta escortées au loin par un sailfish. Pendant la pose, Yann empruntera un surf à Tom. Il prendra 2 vagues de 1m sur le corail en serrant les fesses. C'est fait : Yann Moullec a surfé à Mentawai Island, YEAH !!! Lors de la chasse du soir, les heures passent et seules quelques carangues arc en ciel daignent venir nous voir. Il y a bien quelques poissons multicolores de 2 ou 3 kgs mais nous ne savons pas si ils se mangent donc nous nous abstenons. Avec mon binôme qui a laissé son Rob Allen dans l'annexe, nous finissons par tenter notre chance dans le ressac au bord. Nous nous faisons malmener mais nageons dans une multitude de poissons dans seulement 2 mètres d'eau ! Carpes rouges, perches maori, lippus, perroquets à bosse nous tournent autour tandis que les raies pastenagues tapissent le fond. Je me concentre sur les carpes qui défilent à un mètre de ma flèche mais n'arriverais pas à en sortir une, ce qui aura le don de m'énerver et de bien faire marrer mon coéquipier qui assistera à mes innombrables tirs manqués ! Je suis plombé pour descendre entre 20 et 30 mètres et me voilà dans 2 mètres d'eau à faire des agachons en apnée expiratoire, dans une mer très agitée, avec un gros fusil en bois qui subit les mouvements d'eau, et un train de bouées qui me déstabilise à chaque fois qu'elles sont emportées par le ressac. Yann, voyant ce spectacle comique, décide de prendre les choses en main et descend m'appuyer sur les jambes pour me maintenir au fond. Cela aurait pu être la solution si seulement je n'avais pas été en expiration totale ! Il a été bien surpris quand je l'ai regardé au bout de 10 secondes avec des yeux exorbités pour qu'il me laisse remonter les 2 mètres en quête d'un bol d'air salvateur... Le retour au Dborah sous un magnifique coucher de soleil et le délicieux repas de poissons accompagné d'un Ti Punch ont vite calmé mon énervement même si cet épisode m'a fait réfléchir sur l'utilisation de grosses arbalètes en bois dans ces occasions. Je me ferai quand même chambré toute la soirée mais je ne serai pas le seul... Romain chouchoutte son Riffe Bluewater 6 sandows « Lulu » qui lui a permis de ramener une carangue bleue de 2 kgs... Pour info Gwen a décroché une grosse carangue, mais ça, ça devient habituel ;-) !!! Le coucher de soleil sur les iles est splendide. Pour certains, l'envie de déménager ici avec leur famille se fait sentir...

Jour 6 : la désillusion

Nouveau spot. Grosse désillusion : le fond est complètement dynamité et la faune inexistante. Nous apprendrons que 60% des fonds indonésiens ont subi cette méthode de pêche dévastatrice. Erwann réussit l'exploit du jour en fléchant un magnifique bec de canne. Nous nous rendons compte que notre guide, malgré toute sa gentillesse, est loin de bien connaître ces iles. Il est à la recherche de nouveaux coins de chasse après avoir décidé d'arrêter d'emmener des groupes sur Bali où les courants sont dangereux et ont coûté la vie à plusieurs chasseurs. Mais l'eau est limpide et chaude, les apnées sont agréables à défaut d'être productives. Le cadre extérieur est idyllique avec ces surfeurs qui glissent près du bateau vers la plage...

Jour 7 : coquillages

Arrivée sur « Pipujet » island. Plage de sable blanc face à l'eau turquoise... Avant, nous avons tourné en rond pendant 2 heures pour trouver un sec au large, mais en vain. Le bateau n'est pas équipé de lecteur de carte et nous galérons quand il s'agit de repérer les plateaux immergés... Du coup Tom et André nous re-proposent une chasse de récif au départ de l'ile, et à moins d'un coup de chance, le gros poisson ne sera pas de la partie. Le moral un peu atteint, Yann et moi décidons de remplacer les palmes par les chaussures et de faire le tour de l'île. Nous y dénicherons de nombreux coquillages (porcelaine, sept doigts, nautile, ...) pour nos enfants ainsi que quelques bestioles (crabe violoniste à pince rouge vif, martin pêcheur, periophtalme, dragon volant, sauterelle, ...) et de jolis coups de soleil tout au long des 4h que durera la marche ! Les autres ont enfilé leurs combinaisons et sont partis chasser. Ils afficheront à nouveau leur déception envers cette nouvelle zone. Michel sauvera la bredouille en tirant une carpe rouge à l'agachon sur 27m mais nos objectifs restent les carangues GT, les TDC, voiliers et marlins et ces 2 dernières zones n'ont pas été très prometteuses. En plus du moral, les corps sont soumis à rude épreuve entre les brûlures liées aux coutures des combinaisons et les otites externes qui commencent à se multiplier. Nous nous remontons le moral en avalant de grandes assiettes de spaghettis bolognaise tout en écoutant Romain, Yann et Erwann nous conter leurs histoires les plus drôles. On en a mal aux abdos tellement on rigole ! Olivier, qui a râté de nombreux tirs, prend la décision d'abandonner son arbalète en bois et se monte un tube alu 130 : « de toute façon ça ne peut pas être pire « nous glisse-t-il. Nous appareillons à 3h du matin, direction le sud.

Jour 8 :

« Au boulot fainéants ! » : notre barquero philippin apprend le français à une vitesse hallucinante !Je commence à comprendre que la rencontre de gros pélagiques est loin d'être assurée et me résigne à pêcher les poissons de fond à l'agachon, ce qui au final ne me déplait pas car j'utilise désormais uniquement le Rob Allen de Yann, beaucoup plus maniable et précis que mon arbalète en bois qui altérait quelque peu mon plaisir. Nous enchainons les agachons au delà de 20m, parfois 30m, toujours surveillé par le binôme qui reste en surface, et nous nous offrons régulièrement dans cette eau chaude et limpide des apnées de plus de 3 minutes malgré le courant. C'est avec beaucoup de satisfaction que nous remontons quelques perches, carpes et mérous pour lesquels il faut se montrer plutôt malin ! En dérivant dans le bleu, les autres ont aperçu des thons à dents de chien, des thazards et des carangues ignobilis mais n'ont rien pu ramener. Nous prenons notre repas à l'abri d'une ile magnifique avant de lever le camp vers un autre récif. Le fond y sera complètement dynamité. Michel réussit tout de même à tirer un TDC qu'il perdra malheureusement malgré un tir dans la tête. Yann et moi faisons quelques longs agachons sur 30m avant de se raviser : la fatigue s'accumule et il s'agit de faire gaffe quand même ! Nous rentrons au bateau où le gigot d'agneau s'avèrera immangeable ! Un comble de manger de la viande un repas sur deux dans un trip chasse sous-marine... Du coup, pour se consoler nous repartons pour une soirée Bintang-blagues ! Heureusement que Tom avait vu large sur la cargaison de bières...

Jour 9 : on reprend espoir

Nouveau plateau rocheux mais cette fois-ci isolé et au large. Tous les ingrédients d'une belle pêche semblent réunis et nous sommes motivés. Gwen, Mich, Yann et moi prospectons le fond tandis que d'autres procèdent à des demi-coulées sur leur flasher. Je me pose sur 26m à l'agachon. Une nuée de nasons croise devant ma flèche quand j'aperçois un gros mérou rouge qui s'approche de moi. Le courant étant très fort, je dois le sécher car s'il part à trou je ne pourrais redescendre à sa verticale pour le déloger. J'attends qu'il se rapproche à 1 mètre de ma flèche et tire. Yann ayant suivi l'action descend immédiatement pour le doubler. Nous contemplons avec beaucoup de plaisir cette magnifique prise, séchée dès le premier tir, accompagnée d'un nason dont les 2 yeux ont été traversés par la première flèche avant qu'elle ne se loge dans la tête du mérou ! Pendant ce temps Olivier se fait plaisir en s'offrant son premier wahoo. Plusieurs grosses carangues seront aperçues voire tirées mais leur puissance aura raison de toutes les tentatives. Pour ce poisson la pointe détachable est impérative et le tir doit se faire si possible dans la tête. Quand au bas de ligne en nylon, il sera systématiquement coupé par frottement sur les coraux. Une bonne leçon sur le matériel pour les chasses suivantes... Nous terminerons la sortie en tirant des barracudas qui accompagnaient les grosses carangues. Yann apprendra à cette occasion qu'il ne faut pas laisser un poisson toucher le fond et s'y coincer lorsque le courant est puissant. Il faudra réaliser une opération digne d'un commando pour qu'il ne laisse son arbalète et sa bouée au fond ! Cette belle journée qui nous a remonté le moral se clôturera par un succulent dîner de poissons accompagné de la fameuse Bintang, la bière locale qui réjouira nos gosiers tout au long de ce périple. Allez, au dodo...

Jour 10 : l'apothéose !

Ce mardi 1er novembre restera dans nos mémoires comme la journée la plus marquante du séjour...
Suite à une demande collégiale, nous prenons la direction des ilots du premier jour. Après une nuit de navigation et 700kms parcourus en mer depuis le début du trip, nous faisons notre première escale du séjour sur une ile pour notamment refaire le plein d'eau. Certains mettent pied à terre pendant que d'autres poursuivent leur récupération : c'est que ça fatigue 8 jours de chasse consécutifs ! Nous quittons l'ile et nous dirigeons vers le spot où nous avions aperçu des Thons à Dents de Chiens le premier jour. Après avoir mouillé près des 2 ilots et alors que nous sommes en train d'enfiler nos combinaisons, Romain attrape un beau et gros spécimen de serpent marin (laticauda) dont la gueule n'a rien à voir avec le célèbre tricot rayé dont le poison est mortel mais qui reste inoffensif du fait de sa petite bouche. Celui-ci au contraire en a une énorme... Remis de nos émotions, nous entamons la partie de chasse durant laquelle nous aurons le bonheur de remonter les tant convoités thons à dents de chiens, des barracudas, des mérous, des carangues, des carpes rouges, des perches maoris, … Bref, de quoi se réconcilier avec l'Indonésie pour ceux qui n'y croyaient plus. Patrick qui remontera son premier TDC remerciera Gwen d'être allé le décrocher du corail à 32m parmi les requins intéressés : et oui, c'est la la plus grosse difficulté de la pêche au TDC, ce sont des poissons qui se rencontrent sur des fonds de plus de 30m et qui sondent directement après le tir pour se frotter au fond. Les gros sont capables de couler 2 grosses bouées et leur capture malgré un bon tir reste toujours incertaine. Yann aura moins de chance et après 4 tentatives de décrochage, je devrai, pour récupérer son arbalète, couper le fil de sa flèche coincée dans le corail par un TDC sur 31m dans le courant.

Pour sa dernière dérive, Erwann rencontrera le poisson de sa vie : alors qu'il se ventile en surface, il aperçoit une ombre à 12m près de son flasher. Il s'immerge et se retrouve côte à côte avec un énorme Marlin qu'il n'osera pas tirer malgré son arbalète en bois multi sandows et son train de bouées. L'effet de surprise, la taille impressionnante de la bête sous l'eau et l'éloignement de l'annexe le feront renoncer. Il lui faudra plusieurs semaines pour se remettre de cette rencontre !

Heureux de cette pêche miraculeuse, nous faisons crépiter les flashs avant de remettre les poissons aux pêcheurs en pirogue qui officiaient dans la zone : ils se souviendront de ces prises dans lesquelles se sont glissées quelques bières pour célébrer notre rencontre ! Tom, qui quitte le bateau ce soir, va ensuite nous offrir une soirée d'adieu mémorable en nous conviant dans un magnifique restaurant sur une toute petite ile privée magique (Togat Nusa Retreat). Nous sommes reçus par un petit singe (qui boit de la bière !) dans une « cabane » en bois haut de gamme digne des plus grands magazines art et déco où chaque objet est une véritable oeuvre d'art, que ce soit la table de ping pong, les tabourets, l'escalier,... Tom poursuit la présentation de l'ile et nous montre le bungalow où séjournent sa femme et son fils. La salle de bain toute en coquillage est magnifique mais il manque de s'évanouir lorsqu'il s'aperçoit qu'au dessus du lit où dort sa famille pend un serpent boiga en train de muer tranquillement. Romain et Yann quant à eux son aux anges et ne se font pas prier pour le récupérer et assurer la séance photo... La soirée se poursuit autour d'un excellent barbecue et de la désormais incontournable Bintang. Certains s'adonnent à des parties de ping pong endiablées tandis que Yann et Romain partent à la rencontre de la faune de l'ile. Et c'est sous une pluie diluvienne, dans une ambiance Bintanguesque, que toute la troupe monte dans l'annexe pour rejoindre le Dborah et se reposer avant la dernière chasse du séjour.

Jour 11 :

Dernière mise à l'eau. Pour la majorité, la fatigue du séjour et de la soirée de la veille se fait sentir. Chacun y va à son rythme. Romain est plus motivé que jamais après le récit d'Erwann sur le marlin et son Bluewater 6 sandows est rapidement armé. Il ne reverra pas la bête... Mais il fera tout de même son premier TDC tout comme Olivier. Retour prématuré à bord, une tempête est annoncée. Nous levons l'ancre, le retour vers Sumatra s'annonce sportif, la mer est déchainée. Un tsunami est annoncé un peu plus au nord...

Si vous souhaitez y aller...

Comment s'y rendre ?
Par Air Asia : Paris-Kuala Lumpur-Denpensar à partir de 800€

Quand s'y rendre ?
Meilleure saison en octobre-novembre

Comment payer ?
En euros directement ou en les changeant sur place

Avec qui chasser ?
André organise des sorties à la journée sur Bali ou des croisières sur toute l'Indonésie.
Site : http://www.balispearfishing.com/
E-mail : info@balispearfishing.com

ça pourra vous servir...

Matériel :

Il n'existe pas d'arme idéale pour ce genre de séjour : les grosses arbalètes en bois multi sandows vous permettront de tirer un poisson record comme un marlin ou un thon de plus de 50 kgs (à condition de le rencontrer et la probabilité reste faible...) mais seront bien encombrantes dans une grande majorité de situations et il est très difficile de bien viser avec lorsqu'on ne l'utilise que 7 ou 8 jours par an : à vous de choisir en fonction de votre objectif. Pour ma part j'utiliserai dorénavant un tube carbone 130 à 2 sandows dont le maniement est très aisé et qui permet des tirs très précis, réservant l'arbalète bois 4 sandows à la chasse dans le grand bleu (+ de 40m de fond).
La pointe détachable ou au moins le double ardillon sont incontournables pour les poissons puissants. Les ergots sur les flèches facilitent le chargement lorsque vous utilisez plusieurs sandows.
Les multiples sandows servent à traverser des poissons épais mais ne vous dispensent pas de peaufiner votre approche pour tirer de près au bon endroit. D'ailleurs je conseille de ne mettre qu'un aller-retour de fil sur son arbalète pour pouvoir brider rapidement le poisson après le tir et l'empêcher de s'enrouler autour du corail. (Ceci vous obligera également à tirer de près et limiter les risques de blesser un poisson inutilement).
Le câble est utile quand les poissons partent se frotter systématiquement sur le fond.
Lorsqu'on pêche avec un train de bouées sans moulinet il faut bien choisir sa longueur de fil pour ne pas se retrouver avec sa flèche coincée à une profondeur qui ne vous est pas accessible. C'est pourquoi à mon avis il faut réserver l'utilisation du bungie (gros et long élastique amortisseur) aux fonds importants.
Les bouées souples sont très chères et très fragiles (même les plus grandes marques !), les bouées rigides prennent de la place dans les bagages. Les pare-battages limitent ces problèmes.
La combinaison doit bien recouvrir le visage pour éviter les coups de soleil et elle ne doit surtout pas avoir de coutures derrières les genoux sous peines de frottements qui peuvent meurtrir la peau.
Il peut être intéressant d'apporter un plomb de 500g pour ajuster parfaitement son plombage quand on utilise une combinaison fine.
Contre les piqures d'arêtes très désagréables, les gants de bricolage anti-coupure sont idéaux.
Prévoir un gps portable au cas où le guide n'en aurait pas.

Divers :

Prendre un traitement anti-palud même si ce n'est pas obligatoire (Malarone ou Lariam)
Les gouttes pour otites externes sont indispensables, ainsi que de l'alcool pour désinfecter les plaies.
Une clé usb peut être utile par exemple pour récupérer les photos prises par une personne rencontrée sur place
apporter un marker pour que chacun écrive son prénom sur sa bouteille d'eau et évite ainsi de refiler sa gastro aux autres...
vérifier dès le début que toutes les dates et heures des appareils photos du groupe sont bien réglées, ça permet de ne pas avoir un gros paquet de photos mélangées après le séjour !

Invitation pour le prochain séjour :

les Moluques, le Timor, la Papouasie, l'Australie, ..., poissons d'aquarium, crocodiles, varans, tortues, dauphins, requins,... Si tout ça vous fait rêver : jetez un coup d'oeil sur google maps (http://maps.google.fr/), je vous emmène en octobre-novembre en MER DE BANDA !

Soleil, eau translucide et ambiance garantis !

Le programme :

- samedi 27 octobre : décollage de Paris
- dimanche 28 octobre : atterrissage à Bali. Promenade. Nuit à l'hôtel.
- lundi 29 octobre : 14h vol interne Bali-Ambon. On embarque ensuite sur le bateau qui navigue toute la nuit pour rejoindre le premier spot.
- mardi 30 octobre : chasse n°1
- mercredi 31 octobre : chasse n°2
- jeudi 1er novembre : chasse n°3
- vendredi 2 novembre : chasse n°4
- samedi 3 novembre : chasse n°5
- dimanche 4 novembre : chasse n°6
- lundi 5 novembre : chasse n°7
- mardi 6 novembre : vol interne Ambon-Bali puis décollage de Bali vers Paris
- mercredi 7 novembre : arrivée à Paris

Qui fera le premier Marlin ?


Le trip se passe encore plus loin que l'année dernière et dans un endroit où peu de personnes se rendent. J'ai mis 2 semaines pour faire descendre le prix de 3000$ à 2400$ (environ 1800€ au cours actuel : même prix que l'année dernière, malgré la forte hausse du prix du carburant en Indonésie et la grande distance à parcourir pour atteindre les spots reculés).

Le billet d'avion est environ à 800€ actuellement, il ne faut pas trainer pour les réserver car ça va augmenter ! N'hésitez pas à chercher de votre côté le vol le moins cher : décollage de France le 27 octobre, décollage de Bali le 6 novembre en soirée.

Coût total du voyage : 2600€

Nous sommes 6 inscrits, il reste 4 places. Si vous êtes intéressé contactez-moi au plus vite sur bandasea2012@free.fr

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Re: Cr Iles Mentawai

Messagepar MERKEL » 08 Mai 2012, 18:14

Ca c'est du cr :supertop: Merci Martial :supertop:
Ca donne envie :roll:
Et vive Saint Hubert ! Et vive les Bars !

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Re: Cr Iles Mentawai

Messagepar PTIT PLOUF » 12 Mai 2012, 10:41

Ahhh l'Indonésie... merveilleux terrain de jeu !!!
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Re: Cr Iles Mentawai

Messagepar jejeduplate2 » 12 Mai 2012, 18:43

impressionnant :shock: c est un autre monde :D
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Re: Cr Iles Mentawai

Messagepar martial22 » 16 Mai 2012, 18:28

Il reste 3 places...

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Re: Cr Iles Mentawai

Messagepar martial22 » 19 Mai 2012, 21:45

L'équipe est au complet, fin des inscriptions.

@+
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